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Institut de Recherches Philosophiques de Lyon


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Articles

  • [hal-01818322] Reconstruire la philosophie de Bachelard aujourd'hui
    12 juillet 2018
    Je propose ici des éléments de réflexion en faveur de la thèse selon laquelle il existe une philosophie de Bachelard, que cette philosophie est un pluralisme, et que ses enjeux peuvent avoir une pertinence aujourd'hui dans le contexte de la philosophie professionnelle, à condition que soient levés certains des obstacles qui empêchent sa réception au-delà du cercle restreint des bachelardiens historiques. Il s'agit notamment de défendre que l’œuvre bachelardienne est porteuse d'une pertinence philosophique qui excède sa spécialisation en épistémologie et en esthétique, mais aussi qu'elle possède une puissance théorique et méthodologique qui fait de Bachelard une figure intellectuelle de premier plan, dont la place mériterait d'être mieux reconnue dans le panthéon de la philosophie française du XX e siècle, à côté de penseurs comme Bergson, Sartre, Merleau-Ponty, Deleuze, Foucault ou encore Simondon. Dans cette perspective, je fais le pari que la philosophie pluraliste de Bachelard possède une actualité philosophique au-delà de la curiosité historiographique ou de la commémoration laudative. Cependant, ce projet de reconstruction de la philosophie de Bachelard, qui prélude à une rénovation du bachelardisme, bute sur des difficultés herméneutiques, pour des raisons internes et externes à l’œuvre elle-même. Or il est nécessaire d'identifier ces obstacles, de dénombrer les difficultés et de sérier les problèmes, si l'on veut justifier une telle prise de position. C'est pourquoi je propose ici de pointer certaines des difficultés que j'ai aperçues dans le cadre de ma thèse de doctorat, consacrée à la reconstruction du pluralisme cohérent de la philosophie de Bachelard. Je concentrerai mon propos sur un type spécifique d'obstacle, qui concerne la réception de l’œuvre bachelardienne dans le contexte académique français, ainsi que sur les effets contextuels de cette réception "officielle".
  • [hal-01767594] L'oubli de la situation du soldat dans le milieu militaire
    11 juillet 2018
    Alors que l'éthique des vertus n'est pas dominante dans l'éthique normative actuelle, elle est l'approche privilégiée dans les armées occidentales. Le soldat résout un dilemme selon une démarche typique de l'éthique des vertus, centrée sur la personnalité plutôt que sur l'acte. La philosophie, en analysant la façon dont les soldats abordent les défis éthiques de leur profession, peut dépasser certaines difficultés des débats actuels en éthique des vertus : l'objection de l'application, du relativisme culturel, et l'articulation entre le juste et le bien.
  • [hal-01778400] L'expérience de la Première Guerre mondiale et son influence sur la théologie dialectique du jeune Karl Barth
    26 juillet 2018
    La guerre a bien eu une influence moins biographique que théologique sur Barth. L'expérience de la guerre rend manifeste l'incapacité des êtres humains à surmonter par leurs propres forces l'épreuve de la contradiction. Plusieurs conséquences s'ensuivent pour la dialectique barthienne. Cette dernière est une dialectique brisée, dont la contradiction logique entre la thèse et l'antithèse n'est susceptible d'aucune synthèse dans l'ordre de la pensée, Dieu étant une réalité extra-logique qui s'offre sur le mode de l'événement. L'influence de la Première Guerre mondiale sur la pensée théologique du pasteur rouge de Safenwil fait l'objet d'évaluations divergentes. Pour certains 1 , cette influence serait plutôt à minimiser, dans la mesure où elle relèverait davantage d'une lecture rétrospective de l'événement par l'intéressé. La guerre servirait plutôt de révélateur et d'accélérateur d'une « crise de la prédication » par laquelle le théologien se trouverait démuni face aux « réalités sociales les plus humbles et les plus vitales 2 ». Il en ressort l'image d'un Barth s'opposant avant tout à l'académisme théologique de ses maîtres au nom d'une meilleure prise en compte de la réalité du monde par une théologie renouvelée. La césure importante serait donc plutôt à rechercher vers 1911, date à laquelle il rejoint la paroisse de Safenwil et découvre les réalités du milieu ouvrier. 1 P. GISEL, « Première Guerre mondiale et apories de la modernité », in M. BOSS, D. LAX et J. RICHARD (dir.), Mutations religieuses de la modernité tardive.
  • [hal-01745534] « Le procès du “Dante français”. Baudelaire ou l’Enfer sans Vita Nova »
    11 juillet 2018
    Que vaut la caution dantesque inventée pour défendre l’immoralité de Baudelaire ? L’article montre que la critique du xixe siècle qui le consacre « Dante français » déplore qu’il n’ait su être qu’une perversion du Dante catholique et angélique. Contre ce portrait, Baudelaire peint un visage sombre de Dante, allant jusqu’à déceler l’emprise de l’Enfer sur la Vita Nova. La Béatrice baudelairienne, paradoxalement idéalisée pour sa cruauté, devient une allégorie du pouvoir de destruction de l’amour.


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